vendredi 21 février 2014

La jouissance de Florian Zeller


La jouissance, de Florian Keller, est un court roman très bien écrit qui parle de la vie de couple, de l'amour et du sexe. Le rythme est dynamique, les chapitres sont courts, la lecture est rapide, la prose en ressort très efficace. Le narrateur, personnage omniscient mystérieux qui parle à la première personne, nous relate la vie de Nicolas et Pauline, trentenaires. Ils sont amoureux, heureux, mais voilà, le doute de la fidélité plane de temps à autre. Les sentiments sont mis à rudes épreuves. Faire confiance ? Pardonner ? Ne rien demander ? Comment réagir, comment vivre.

Peut-on réellement vivre toute sa vie avec une seule femme ? Avec un seul homme ? Sexuellement ?

Le narrateur s'amuse à nous donner toutes sortes de citations littéraires et historiques, des anecdotes très intéressantes piquées à la vie de Bethoven, de Sartre, par exemple. Cela donne une certaine profondeur au discours global. Nous avons à faire à des pensées très philosophiques mais très accessibles. C'est très intéressant. Je pense que chacun prendra ce livre à sa manière. Le comprendre, le cautionner ou le dénigrer. Il y en aura pour tous.

Cela nous pousse à nous poser beaucoup de questions sur la vie à deux, sur les hommes en général. Il fait réfléchir, il fait sourire, mais peut nous rendre triste aussi selon les expériences vécues personnellement. Les situations décrites sous nos yeux ont bien un petit goût de déjà vécu. C'est d'une telle banalité, véracité, intensité.

En le fermant, il donne envie de faire des efforts, d'accepter les choses, d'accepter la vie, de comprendre le fait que le sexe, c'est compliqué pour tout le monde !

mardi 10 décembre 2013

Vignes & Vins, un monde à découvrir, de Duclos, Gallineau et Touron


« Vignes & Vins – Un monde à découvrir. » Découvrir est le verbe parfait parce que tout le monde apprendra quelque chose en lisant ces pages. Les plus jeunes auquel elles sont destinées en premier, mais également les parents qui les accompagneront. J’imagine très bien un enfant entamer une conversation du genre « Hé, papa, tu savais toi qu’à l’Antiquité, quand on buvait à la santé de quelqu’un, on vidait autant de coupes que le nom de la personne compte de lettres ? ».

J’ai appris beaucoup de choses, des choses dont on n’entend pas forcément parler au cours des dégustations professionnelles puisqu’il s’agit véritablement de l’histoire du vin, de -8 000 à nos jours ! C’est vaste, mais plaisant. Mais ce n’est pas tout. Les amateurs de vins seront ravis d’y lire également des explications sur les métiers qui touchent à la vigne (œnologue, tonnelier, vigneron, maître de chai, sommelier, négociant, courtier…), sur les vendanges, sur la vinification, le nez et la robe d’un vin, les tires bouchons, et j’en passe. Tout est très intéressant. 

C’est une sorte de carnet très ludique, très engageant, surement passionnant pour un enfant. Le lecteur est souvent sollicité pour participer à la découverte de ce monde fabuleux. Que ce soit rébus, coloriages, devinettes… Le jeune lecteur ne s’ennuiera pas, il s’appropriera facilement le livre. Le format est agréable en main, c’est très cohérent avec l’esprit de l’ouvrage. Les illustrations attirent notre regard dans tous les coins. Les détails sont amusants, très représentatifs du discours passé.

Un bon moment, plein de découvertes.

lundi 9 décembre 2013

Challenge 1 mois = 1 consigne


Le principe de ce challenge est très simple.
Chaque mois une consigne sera établie afin d'élargir nos horizons.....


Durée du challenge:
1 janvier 2014 à 31 décembre 2014


Inscription:
Sur livraddict : Jusqu'au 31/12/2013
(http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?id=16305)


Pour réussir le challenge :
Lire au moins un livre de chaque thème tous les mois.


Thèmes

Janvier : Lire un premier tome d’une saga
Février : Lire un livre dont la tranche ou la couverture est rouge
Mars : Lire un urban fantasy OU un fantastique
Avril : Lire un thriller
Mai : Lire une suite de saga
Juin : Lire un jeunesse
Juillet : Lire un livre de plus de 450 pages
Août : Lire un livre depuis trop longtemps dans votre PAL
Septembre : Lire un livre dont le nom/prénom de l’auteur ou le titre du livre commence par M
Octobre : Lire un livre commandé/acheté il y a moins d’un mois
Novembre : Lire un livre choisi par quelqu’un d’autre
Décembre : Lire une histoire féerique

mercredi 4 septembre 2013

Le divan de Staline, de Jean-Daniel Baltassat


Le divan de Staline : résumé alléchant pas tellement à la hauteur de son contenu. Dès les premières pages, on est marqué par la longueur et la lourdeur des phrases. On s’y perd vraiment. D’autant plus que le vocabulaire est assez complexe. Les termes artistiques sont pointus et récurrents. Pas très engageant pour un lecteur lambda.
Cette lourdeur est compensée par la brièveté des chapitres.

On est plongé dans le monde russe, perdus dans les noms à rallonge, imprononçables. Surtout que chaque personnage à plusieurs noms différents. Staline ou Iossif Vissarionovitch ; Danilov ou Valery Yakovlevitch ; Lidia Semionova ou la Vodieva… Bref. Il faut s’accrocher, il faut en vouloir.
On sent l’atmosphère pesante. On ne sait pas vraiment comment cerner les personnages, et en ce sens, l’auteur est assez doué. La lecture est bien plus agréable lorsqu’il y a un dialogue clair, lorsque c’est concret. Les descriptions sont trop surchargées. Lorsque le dialogue est intégré à la description sans ponctuation, c’est assez confus. D’autant plus que Staline est parfois personnage extérieur, parfois narrateur avec le « on ». Le point de vue narratif n’est pas toujours clair. Mais là aussi, c’est sûrement un choix.

J’ai par contre apprécié les nombreuses références littéraires tout au long du livre. Les personnages principaux, cultivés, nous font part de leurs richesses intellectuelles.

Ma déception porte sur la terrible attente de la rencontre entre Staline et le peintre, sensé réalisé  un monument éternel pour la gloire de Staline. Malheureusement, elle n’intervient qu’à la 222ème page, sur 306. Cela fait un peu long. Je n’ai pas réellement trouvé d’intérêt à ce livre, personnellement. Les passages sur les interprétations des rêves de Staline ne me semblent pas assez poussés, on reste sur notre faim.

Je n’ai pas compris le but de l’histoire, ni su apprécier sa tournure et le talent de l’auteur.
www.seuil.com


samedi 31 août 2013

Moïse et autres nouvelles, de Sylvia de Remacle


Moïse et autres nouvelles est un recueil tournant autour de deux thèmes principaux : la mer et les chevaux. Si on s’intéresse à l’auteur, Sylvia de Remacle, on comprend un peu mieux pourquoi. En tout cas pour les chevaux, puisque c’est une de ses passions. Mais l’eau est quant à elle omniprésente. Le premier récit, "Moïse", est bouleversant. Il nous met dans l’ambiance immédiatement. L’écriture est fluide, le ton est tendre. L’auteur est délicate pour nous faire passer un message profond, sincère. Douloureux. La nouvelle m’a bluffé. C’est encourageant.

Nous n’avons aucun instant de répit en lisant les lignes de ce livre. Nous sommes happés par la tempête, par la tristesse, par les regrets, par tous ces personnages si forts et si réalistes. Nous avançons avec eux, nous souffrons avec eux, nous haletons.

Chaque nouvelle a sa particularité. Mais nous pouvons constater l’importance des relations familiales dans ce que veut nous faire passer l’auteur. Que ce soit un fils et sa grand-mère, une mère et sa fille, un frère et une sœur, la complexité des sentiments est bien retranscrite. Les histoires sont remplies d’amour ou d’amertume selon la vie de chacun. Les éléments nous touchent tous plus ou moins, ils nous parlent en tout cas.

Le rythme est dynamique dans l’ensemble. Quelques passages sont lourds, mais c’est rare, et compréhensible pour une première œuvre. Sylvia de Remacle a toujours écrit mais a commencé par des poèmes. Cela se sent dans le choix de ses mots, dans la mélodie de sa prose.

Les aventures ont quelque chose de hors du commun. Elle nous fait sentir la flamme qui brûle en elle.

Ce que j’ai aimé également, c’est la différence de longueur entre chaque nouvelle. Il y en a des longues, il y en a des courtes, cinq pages pour la dernière par exemple. Et l’auteur parvient malgré tout toujours à nous mettre dedans, à nous capter dès les premières phrases. Les descriptions sont magnifiquement imagées, les dialogues sont naturels. J'ai adoré la manière avec laquelle elle nous parle des sirènes dans la nouvelle intitulée "La sereine". Elle arrive a créer un monde merveilleux sous nos yeux, dans nos têtes. 
Les chutes, éléments essentiels dans une nouvelle, sont réussies, souvent magnifiques. Elles nous amènent à chaque fois une bouffée de bonheur, pour contrer parfois la douleur décrite tout du long.
Si je devais choisir une nouvelle coup de cœur parmi les six que Sylvia de Remacle nous offre, mon choix balancerait entre Moïse et La sereine. Moïse pour sa poésie malgré sa dureté, pour les larmes qu'elle m'a fait monter aux yeux ; La sereine pour son côté irréel et pour la beauté de sa fin.


Lecture rapide, mais véritable bon moment.
La couverture est cohérente, magnifique et l'édition short-édition est vraiment agréable en main.

samedi 9 février 2013

"Classiques d'hier et aujourd'hui"


Classiques d’hier & d’aujourd’hui, recettes gourmandes testées à la maison par Eva Harlé, est un très beau livre de cuisine édité par Hachette Pratique. La qualité des photographies et du papier utilisé (bien épais) renforce le plaisir de le feuilleter. Les photos, en plus d’être bien prises, sont bien cohérentes avec les recettes (ce qui n’est pas forcément toujours le cas malheureusement). Quand on rentre dans les détails, la découpe des chapitres est bien pensée : on démarre par des recettes de bases (bien choisies et ultérieurement bien utiles, sans aucun doute) telles que la pâte brisée, sablée, la béchamel ou encore le caramel liquide ; puis on enchaîne sur les légumes et fromages, les viandes, les charcuteries, les spécialités régionales, les desserts et douceurs et enfin les confitures et gelées. J’ai particulièrement apprécié le chapitre accordé aux spécialités régionales dans lequel on retrouve le baeckeoffe d’Alsace, la bouillabaisse, le cassoulet, les quenelles lyonnaises, etc. A chaque recette sont attribués un degré de difficulté de réalisation, les temps de préparation et de cuisson, le nombre de personnes à manger ainsi que le coût à prévoir (€, €€, voire €€€). La présentation est très sobre et délicate.

En ce qui concerne le contenu plus précisément, tous les classiques auxquels je m’attendais y sont : blanquette de veau, bœuf bourguignon, poule-au-pot, pot-au-feu… Je suis comblée. Ca va vraiment être l’occasion de se pencher sur les recettes d’antan qui donnent tellement envie et nous rappellent tant de souvenirs.

Je suis quand même contente de voir que j’ai déjà testé un bon nombre de plats présents dans le livre (quenelles, gnocchis, filet mignon en croûte, soupe à l’oignon, soufflé au fromage, strüdel aux pommes, etc.)
Les recettes que je testerai à coup sûr sont les beignets de fleur de courgettes, la tourte au poulet, le chou farci, la ficelle picarde, le gâteau aux noisettes et les pâtes de fruits à la framboise !

En dehors des recettes à proprement parler, le livre présente d’autres points positifs : une double indexation via la table des recettes par ordre alphabétique et la table des matières. On s’y retrouve vite et bien. Deuxième élément qui m’a plu : une page spéciale « mesures et équivalences » qui nous permet de savoir par exemple qu’une cuillère à café de beurre égale à 7 g et qu’une cuillère à soupe à 20g, ou encore qu’un verre à moutarde de farine égale à 100 g. Et en plus, « pour info », 1 œuf égale à 50 g, une noisette de beurre à 5 g et une noix à 15/20 g ! Toutes ces indications sont vraiment précieuses pour s’y retrouver parmi la multitude des recettes sur le net aujourd’hui et les différentes manières de présenter les quantités demandées.

Le seul petit point qui m’a laissé un peu perplexe est les degrés de difficulté des recettes. Sur 84 recettes, seules 4 ont le statut de « difficiles », les autres sont soit « faciles » soit « très faciles ». C’est sûr que c’est très subjectif, mais j’ai pensé que certaines réalisations valaient bien un petit ‘difficile’ (par exemple les gnocchis et les quenelles maisons…).

Bref, en résumé, je suis très satisfaite de cet ouvrage qui va rejoindre ses copains dans ma bibliothèque mais que je ressortirai très bientôt !

Merci à Babelio, à Hachette et à l’auteur bien sûr.

samedi 12 janvier 2013

Quand j'aurais le temps...


... de pouvoir me permettre de replonger dans mes lectures, je lirai ceux-là en priorité !
Ca me manque tellement. Vivement que je sorte de toutes ces lectures pro, intéressantes, certes, mais bien moins envoûtantes !
J'ai hâte.


mardi 6 novembre 2012

Vins : leçons de dégustation


Titre Vins : leçons de dégustation
Auteur : Emmanuel Delmas 

Editions : Editions de La Martinière
Parution : 2012


Ma note : ❤❤❤❤




C’est dans une période d’intéressement de plus en plus prononcé aux vins et à leur découverte, leur dégustation que je me suis lancée dans la lecture de ce livre attrayant.

Emmanuel Delmas est sommelier mais, en plus d’être professionnel, il est passionné par ce qu’il fait. Il nous le rappelle à chaque page et son enthousiasme, sa joie de partager, transparaissent dans chacune de ses descriptions. Cet homme souhaite nous aider, nous donner des pistes dans le dur art de la dégustation. Ce qui est bien, c’est qu’il ne se perd pas, et ne nous perd donc pas non plus. Il va droit au but, cible les choses les plus intéressantes. La découpe du livre est bien pensée, très claire et accessible. L’auteur essaye de nous donner un cours, comme si nous étions dans sa cave. Il nous délivre quelques clés, quelques secrets qu’il est important d’avoir en tête avant et surtout pendant la dégustation. Il découpe la dégustation en trois temps qu’il est intéressant de décortiquer un à un : la vue du vin, son odeur puis son goût. Chaque étape est primordiale. On ne se douterait pas un seul instant, en tant qu’amateur, de la grande quantité d’informations qu’un vin peut nous donner sans qu’on ne le sente ou le goûte.

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est le coté saveurs et descriptions d’arômes que l’auteur met en valeur. Il nous décrit simplement mais précisément ce qu’on est sensé ressentir en dégustant un vin en particulier. Il tente de nous apprendre à distinguer les arômes des fruits, des plantes, des minéraux ; à distinguer l’âge d’un vin à sa couleur puis à la puissance de son goût, de son acidité, etc.

Après les clés de la dégustation, il nous présente quelques uns des plus grands vins français en les classant par vins du nord et vins du sud. Le panorama semble complet. Il nous fait voyager avec énormément de légèreté dans les régions viticoles de notre pays.

Un autre point positif et très important, ce sont les photographies qui sont omniprésentes dans le livre. En plus d’être magnifiques, elles correspondent à chaque fois au texte qui les accompagne. Leur nombre est parfaitement dosé. Elles ne prennent pas le dessus sur le texte.

Mais ce n’est pas pour toutes ces raisons citées que je dirais que ce livre est destiné à ceux qui « n’y connaissent vraiment rien ». En effet, j’ai trouvé un léger manque de définition des termes les plus classiques, par exemple « cépage ». N’ayant jamais compris à quoi correspondait ce mot dans le jargon des connaisseurs de vin, je m’attendais à ce que ce livre m’éclaire sur sa signification. Je m’en suis faite une idée un peu plus précise, bien sûr, mais rien de tout à fait concret. J’ai également trouvé une spécification des détails importante, surtout en termes de description des sols de vignes ou des climats par régions.

Je pense qu’il est nécessaire et fondamental de partir à la découverte de tous ces vins en réalité pour pouvoir, en temps voulu, redécouvrir les descriptions d’Emmanuel Delmas et comparer avec nos propres sensations.

C’était une très belle découverte qui me conforte dans l’idée et l’envie d’en connaître encore davantage sur le vin en général et ses multiples secrets.
Merci à Babelio pour ce livre.

mardi 30 octobre 2012

Nouveau blog spécial cuisine

Nouveau blog, nouvelle adresse : C'est-marque-servez-vous !!
Petite aventure culinaire avec un ami.

Je n'abandonne pas ce blog, mais j'ai une période un peu creuse en terme de critique littéraire.

dimanche 8 juillet 2012

Muffins aux Lions


Ingrédients :

Pour 12 muffins environ :
- 175 g de farine
- 60 g de sucre blanc
- 60 g de sucre roux
- 100 g d’huile
- 50 g de crème fraîche
- 2 œufs
- ½ sachet de levure chimique
- 6 barres de mini Lions

Recette :

1. Mélanger les oeufs dans le sucre blanc et le sucre roux.

2. Ajouter l'huile et la crème

3.  Puis la farine et la levure

4. Dernière étape : couper les barres Lions en petits morceaux et les incorporer à la pâte

5. Placer dans des moules à muffins et cuire pendant  20 minutes à 180°C


Recette prise sur ce blog

Le Trône de Fer, tome 1


Titre Le Trône de Fer, tome 1
Auteur : Georges R.R Martin 

Editions : Pygmalion
Parution : 1999


Ma note : ❤❤❤❤



Le Trône de Fer, tome 1, a été une lecture assez difficile pour moi dans le sens où je ne me suis pas du tout plu dans cet univers. Je n’ai pas réussi à pénétrer à travers les descriptions de ce monde, de ces personnages et de ces histoires.

Tout d’abord, j’ai été complètement perdue à cause de la multitude et de la complexité des noms, prénoms et titres des personnages ! Mais je pense que cela est dû à mon manque de motivation principalement. Ce qui me fait dire ca c’est que je me rappelle des gens me dire qu’ils n’avaient pas réussi à lire Le Seigneur des Anneaux à cause de tous les noms des personnages ! Alors que dans ce livre, cela ne m’avait pas du tout gêné. Du coup, je comprends ce qu’ils ont pu ressentir.

De plus, mis à part leurs noms, je me suis attachée à trop peu de personnage. Je trouve que, malgré la longueur du livre, je n’ai pas eu le temps de les connaître assez. Je n’ai vraiment apprécié qu’une personne, celle d’Arya. Les autres sont trop peu approfondis. J’ai l’impression de les avoir survolés.

En dehors des personnages, j’ai trouvé l’intrigue pas assez prenante, trop longue. Certaines descriptions sont peu habiles, on pourrait s’en passer. La trame de l’histoire est beaucoup trop découpée à mon goût (là encore, je sais que certaines personnes raffolent de ce genre de découpage, donc bon…). Je n’ai pas aimé cette alternance de chapitres au cours desquels on suit les personnages un à un.

J’ai commencé à trouver ce livre agréable une fois les 300 pages atteintes, mais je trouve ca un peu long pour décoller, et j’ai quand même été terriblement déçue par la fin que je trouve bien trop prévisible. J’ai détesté toute la partie « ascension » finale. Je n’ai pas du tout réussi à m’imaginer les choses, et ca me dérange beaucoup quand je ne parviens pas à mettre des images sur des mots.  Je n’ai pas été sensible à la forme d’humour qu’utilise l’auteur ni à sa plume malheureusement.

Je pense donc que je vais arrêter cette aventure au tome 1, malgré l’engouement qu’elle procure chez beaucoup de monde. Je préfère réserver mon temps à tous ces autres bijoux qui m’attendent.


lundi 25 juin 2012

Cheesecake au chocolat blanc, banane et sauce carambar

Attention : prévoir de le faire en avance (48 heures environ), c'est meilleur.
Recette inspirée de ce blog

Ingrédients :
Pour la base biscuitée :
- 150 g de speculos
- 50 g de beurre

Pour la garniture :
- 500 g fromage blanc
- 200 g de Philadelphia
- 2 œufs
- 100 gr de chocolat blanc
- 2 cuillères à soupe de sucre roux

Pour la décoration :
- 3-4 bananes
-  150 g de carambar
- 20 cl de crème liquide

Recette :

1. Mixez les spéculos et incorporer le beurre. Préparer la pâte comme pour un crumble (= y mettre les doigts)
2. Dans un moule à charnière, étaler la pâte obtenue sur toute la surface (essayer même de remonter un peu sur les bords.

3. Faire fondre le chocolat
4. Y ajouter tous les autres ingrédients

5. Verser la préparation obtenue sur la base biscuitée
6. Enfourner à 160° pendant 1 heure, puis laisser le refroidir dans le four. Enfin, mettez le au frigo pendant 48 heures.

Le moment venu de dévorer le tout :

7. Faire fondre les carambars dans la crème dans une casserole, à feu doux (cela ne prend pas plus de 5 minutes)
8. Découper les bananes en rondelles et les disposer sur les parts.
9. Arroser de crème carambar.

Histoires d'amour

Titre : Histoires d'amour
Auteur : Collectif

Editions : Sombres Rets
Parution : 2012


Ma note : ❤❤❤❤




L’anthologie Histoires d’Amour est en effet une bien belle aventure ! Elle ne contient pas moins de vingt trois nouvelles dont le thème principal est le sentiment si terrible et si humain qu’est l’amour. La préface d’Elie Darco nous plonge directement dans le bain avec un petit historique des romans d’amour. La découpe du recueil est intéressante. En effet, les nouvelles sont divisées en quatre temps : La recherche de l’amour, Le temps d’aimer, L’amour fou et Le don d’amour. J’ai trouvé ce choix cohérent à chaque étape.

Au fur et à mesure de ma lecture, un adjectif m’est venu en tête : surprenant ! Comme à chaque fois, n’étant pas amatrice de nouvelles, j’oublie leur magie, leur chute et leur sens. Les nouvelles sont en réalité envoûtantes car chacune est particulière et trouve sa place. Le recueil se lit tout seul, les pages défilent et les différents personnages vivent sous nos yeux.

Bien sûr, j’ai adoré quelques nouvelles, préféré d’autres et pas du tout aimé certaines. Celles que je n’ai pas aimées, telles que Norma (trop bizarre), Colloque Sentimental (style trop saccadé, difficile à suivre) et Sous un soleil immense (trop science-fiction, spirituel à mon goût), sont en fait celles que je n’ai pas bien comprises (surtout Colloque sentimental !). Il y a quelques personnages auxquels nous nous attachons très rapidement, dont nous aimerions en savoir davantage et ne pas quitter si rapidement… C’est le cas de Colette et Paul, dans L’Encadreuse, ou de Franck et Fausta dans Le sourire de Fausta. Ils ont un caractère très particulier que l’auteur arrive à dépeindre en peu de mots. C’est cela qui me fascine, pouvoir apprécier et suivre un personnage en si peu de pages, comme s’ils évoluaient dans un vrai roman. Les auteurs sont très forts.

L’une de mes préférées est Quatre saisons avant la pluie dans laquelle un homme apprend qu’il va mourir et décide de revoir chacune des femmes qu’il a aimée dans sa vie. Chaque rencontre ramène leurs souvenirs passés ensemble. Les sentiments se bousculent et les odeurs sont magnifiées avec les descriptions. On s’y croit, on revit les aventures amoureuses à leurs côtés, on les sent. Par contre, je n’ai pas compris la fin…
Le sourire de Fausta était une nouvelle très belle, très douce et sensuelle. Beaucoup d’émotions dans les mots. Un vrai plaisir à lire.
Une autre m'a beaucoup marquée par sa chute (que je ne vais donc pas dévoiler) : La fille de l'air. Elle m'a totalement séduite, puis surprise, puis dégoutée, puis troublée. Bref, tout un tas de sentiments qui décoiffent !

C’était de très bons moments passés en compagnie de ces vingt trois auteurs. Je prends en note certains de ces noms pour pouvoir voir ce qu’ils ont fait d’autre à côté, car ils m’ont vraiment captivée. Ce livre, en plus de nous divertir, peut nous toucher profondément, il nous fait nous poser de nombreuses questions sur la vie, mais surtout sur l’amour, la vie de couple et le bonheur de vivre à deux. J’en redemande.


Lu dans le cadre d'un partenariat sur A&M

L'ère des phalanstères

Titre L'ère des phalanstères
Auteur : Gil Braltard

Editions : Céléphaïs
Parution : 2012



Ma note : ❤❤❤❤

Quatrième de couverture :

Gaïa, malgré notre bassesse et notre malfaisance, a eu pitié de nous. Des terres que nous avions rendues stériles, Elle a fait surgir de resplendissantes fleurs. Elle nous a envoyé ses messagers, les prophètes Ubik et Florem et leur armée de serviteurs qui nous ont aidés à construire les phalanstères, ces arches de paix et de liberté où nous sommes choyés comme des princes. Oui, en vérité je vous le dis, par saint Joseph-Proudhon, saint Charles-Fourier, saint James-Lovelock et tous les autres saints de la Floraison, il n'est pire pécheur que celui qui tourne le dos à notre Bonne Mère.
Gaïa a instillé la Peur en nous pour qu'elle nous détourne de l'Extérieur. La Peur est un mal nécessaire. Elle nous rappelle à tout moment que la liberté physique est une illusion. Que représente en effet cette insignifiante liberté en comparaison de celle de projeter notre esprit où nous le désirons ?

En pensées seulement tu voyageras. Le rêve rend libre, mes chers frères et sœurs, n'oubliez jamais cette sainte maxime, le rêve rend libre.

Mon avis :

L’ère des phalanstères… Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé le nom (ou le pseudonyme, je ne sais pas trop) de l’auteur : Gil Braltard. Cela fait très détroit, j’aime et je retiendrai facilement. Pour ce qui est du titre, je l’ai trouvé mystérieux, attirant et j’ai été charmée par la couverture, chose plutôt rare. Elle est très jolie et on la comprend encore mieux une fois qu’on a fini la lecture, qu’on ferme le livre et qu’on l’observe longuement, le temps de se dire : waouh… sacrée aventure.

En bref, j’ai énormément apprécié cette lecture. C’est un roman de science-fiction agréablement surprenant. Très prenant. L’écriture est douce, elle coule toute seule et fait des fantaisies de la SF une superbe aventure forte en émotions. L’intrigue est là, pesante, intrigante, elle nous tient en haleine et nous empêche de reposer le livre avant d’en lire un chapitre en plus, puis un autre et encore un autre… Il est complexe en matière d’évolutions techniques mais les descriptions n’ont aucune lourdeur et sont, finalement, dépourvues de complexité. Tout est facilement compréhensible et c’est, à mon avis, ce qui rend un roman de SF mieux abordable.

Le roman est construit sur une alternance de chapitres pour créer un parallèle entre deux « mondes », enfin, c’est ce que nous comprenons une fois le nombre de pages déjà bien écoulé. Nous avons donc à faire à deux aventures, différents personnages, et nous n’attendons qu’une chose : que les deux mondes se découvrent et se rejoignent.

Les personnages sont extrêmement attachants, comme dans tout bon roman. J’ai tout de suite adoré Watson, un major DOM (une sorte de robot amélioré) au service d’un des personnages principaux. Il m’a fait beaucoup rire avec son caractère et ses répliques cinglantes pleines de rimes. Très amusant et très imposant en même temps. On sent que ce sera un personnage important !

J’ai réussi à me créer un autre monde dans ma tête grâce à la plume de l’auteur. Il m’a littéralement transportée vers un monde futuriste, certes, mais pas si insensé que cela ! C’est d’ailleurs en ce sens que ce roman m’a marquée : il ouvre sur de lourdes réflexions quant à l’avenir de notre propre planète et de l’humanité toute entière.

A certains moments, je me suis surprise à penser que cette aventure était peut-être digne d’une aventure de Barjavel, en tout cas dans le fond, pas du tout dans la forme.

En essayant d’être concise, je dirais que c’est une très belle aventure, le thème est envoûtant, les personnages sont sympathiques et ont un caractère touchant. Le livre est plein d’humour et en même temps de gravité. Je pense qu’il pourrait faire un super scénario pour un film.

Merci aux éditions Céléphaïs et au forum !

Lu dans le cadre d'un partenariat sur A&M

samedi 3 mars 2012

Taguée par Esmeria et Aurélie


Les règles sont simples

→  Poster les règles dans l’article
→  Révéler 11 choses sur moi
→  Répondre aux 11 questions posées et en créer 11 nouvelles pour les personnes taguées
→ Taguer 11 personnes et faire un lien vers leurs blogs
→ Prévenir les personnes taguées

Les 11 choses sur moi

→ Je ne m'appelle malheureusement pas Kathy :'(
→ Je vis mes derniers mois en tant qu'étudiante, ensuite, je serais lâchée dans ce monde flou du travail.
→ Je suis fan d'une couleur bien particulière dont je n'arrive pas à donner de nom : un mélange entre le prune, le violet et le fushia.
→ Mon animal favori est l'écureuil et j'en ai vu un, pour la deuxième fois de ma vie seulement, mardi matin ❤en traversant un jardin en allant en cours.
→ Je suis frileuse et j'aime passer mes week-end en pyjama et en peignoir doux et chaud
→ J'ai découvert récemment les poivrons rôtis et j'en suis tombée amoureuse
→ Je suis assez maniaque et j'ai beaucoup de rituels. Mes préparations matinales avant d'aller en cours sont toutes identiques, à la minute près.
→ Je dors avec des boule quies depuis quatre ans, impossible de m'en passer :/
→ Je suis très émotive, et j'aime pleurer en lisant des livres ou en regardant des films.
→ J'ai une peur bleue des araignées et de tous leurs amis, petits ou gros, à pattes multiples, répugnants.
→ Je suis timide :(

Les 11 questions d'Esmeria

→ Quel est ton lieu de lecture favoris ? Sur mon canapé, enfouie dans une couette.
→ Ta gourmandise / boisson préférée ? Le pain aux raisins / Le thé au miel
→ Le livre que tu voudrais le plus relire ? Windows on the world, F. Beigbeder
→ Ton dernier coup de coeur littéraire ? L'Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon
→ Le Pays que tu aimerais le plus visiter ? Les Etats-Unis, j'en rêve.
→ La couverture d'un livre que tu as trouvée magnifique ? La couverture de Belle
→ Ton rythme de lecture ? Environ 5 livres par mois. Je lis les soirs par petites touches, et surtout les week end, quand j'ai du temps pour moi, le dimanche matin
→ Un livre que tu voudrais lire avant sa sortie ? Borderline, de Diane Peylin, qui est en train d'écrire sur elle, sur son histoire, sur son cancer...
→ Le nom d'un film qui t'a marqué ? Pretty Woman
→ Ton plus gros défaut ? Enormément de choses m'enervent...
→ Ta citation préférée ? "Le grand inconvénient des livres nouveaux est de nous empêcher de lire les anciens" Joseph Joubert

Les 11 questions d'Aurélie

→ Un titre de livre qui t'as marqué ? Le temps n'est rien
→ Un titre de chapitre qui t'as marqué ? Honnêtement, j'en ai aucune idée, je ne retiens pas ces titres, et je lis beaucoup de livres sans noms données aux chapitres apparemment !
→ La couverture de quel livre changerais-tu ? Aucune, je les prend telle quelle sans trop me poser de question à vrai dire.
→ Quelle est l'histoire de ton marque-page actuel ? Hihi, c'est l'histoire d'un Swap 2012 organisé sur un forum de passionnés de lecture, A&M. Marque page Gorjus magnifique, adopté ❤ Merci.
→ Le prénom d'un personnage qui t'as particulièrement plu ? Cathy, dans Fleurs Captives et cie de Virginia C. Andrews
→ Regarde la page de ta lecture en cours et donne-moi son numéro. Page 42
→ La dernière chanson que tu as écouté ? One day, d'Aaron Oliver Lee
→ Ta dernière folie dépensière ? Un restau ❤
→ Ton rituel lecture ? Toujours au chaud, dans mon lit ou sous une couette sur mon canapé, toujours un coussin derrière le dos ou la tête, souvent une tisane pour m'accompagner le soir ou un bol de lait avec des céréales les dimanche matins. Toujours un petit carnet à porté de main pour y noter des petites bricoles et des citations.
→ Quel est le mot qui te fait le plus rire ? Badou
→ La faute qui t'horripile le plus, c'est quoi ? "Sa va ?"

Mes 11 questions pour mes taguées

→ Combien de livres achètes-tu par mois ?
→ Est-ce que tu vas souvent dans une bibliothèque ?
→ Quel est le personnage que tu aimerais le plus rencontrer réellement ?
→ Pour quel livre voudrais-tu changer la fin ?
→ Cite un livre que tu as acheté rien que pour sa couverture.
→ Qu'aimes-tu écouter comme musique en lisant ?
→ Peux-tu lire un livre après avoir vu son adaptation cinématographique ?
→ Comptes-tu régulièrement le nombre de pages qui te séparent de la fin d'un livre ?
→ Quel est l'auteur qui t'a le plus ému dans ta vie ?
→ Quels sont les moments que tu préfères dans une journée/semaine pour lire ?
→ Si tu devais associer la lecture à un aliment, ce serait quoi ?

Mes tagués

Arwen
Louve 
→ Livresse

mercredi 29 février 2012

Porc au caramel


Ingrédients :
Pour 3, 4 personnes :
- 400g d'échine de porc
- 2 càs de sauce soja
- 2 gousses d'ail
- 2 càc de sel
- 2 càc de sauce Nuoc Nam
- 4 càs de caramel liquide
- 15 cL d'eau
- 2 càs d'huile
Recette :

1. Couper le porc en petits morceaux (lamelles)

2. Couper l'ail et écraser le, le mélanger avec le sel.

3. Dans un plat, mettre la viance, le mélange ail/sel et la sauce soja, bien mélanger et laisse mariner 30 minutes à température ambiante.

4. Après ces 30 minutes, faire chauffer l'huile dans un wok (ou fait-tout),  y faire revenir la viande 3 minutes.

5. Ajouter le caramel et bien mélanger.

6. Ajouter l'eau et la sauce Nuoc Nam, remuer.

7. Laisser cuire pendant 15 minutes (pas besoin de mélanger normalement).


samedi 25 février 2012

L'Ombre du vent


Titre L'Ombre du vent
Auteur : Carlos Ruiz Zafon
Editions : Grasset
Parution : 2001



Ma note : ❤❤❤❤




Je vais être rapide sur ce livre, parce qu'il est tellement... tellement !!! C'est un gros coup de coeur. Durant toute ma lecture, j'étais plongée dans une autre vie, celle de Daniel. Ce roman est vraiment très complet, il touche à tous les registres et nous fait passer par tous les sentiments. J'ai beaucoup ris avec les répliques et le caractère de Fermin ; j'ai frissonné et angoissé avec le mystérieux Lain Coubert ; je me suis terriblement attaché aux personnages de Daniel et de Fermin ; j'ai détesté à un point fou l'inspecteur Fumero ; j'ai craqué devant certaines scènes d'amour et de sentiments... Bref ! Un roman comme j'en ai rarement lu.
Roman d'aventures ? Polar ? Thriller ? Roman d'Amour ? Je ne saurais pas le définir, mais il nous prend aux tripes et nous ne pouvons le lâcher avant d'en savoir la fin !! Intrigue terriblement prenante. 


Je dis Merci !! J'en redemande.
Les 637 pages se dévorent à une vitesse folle. Dommage que cela se finisse si vite !

dimanche 19 février 2012

Le cours de cuisine de l'Atelier des Chefs


Titre Le cours de cuisine de l'Atelier des Chefs
Auteur : L'Atelier des Chefs
Editions : Hachette Cuisine
Parution : 2012


Ma note : ❤❤❤❤

Dans le cadre du dernier Masse Critique organisé par Babelio, j'ai reçu ce magnifique livre de cuisine en échange de la promesse d'une critique que voici !

J'ai été conquise par cet ouvrage pour plusieurs raisons. Tout d'abord : son format. J'aime les livres de cuisines de toutes les tailles, les tout petits sont parfois très pratiques, mais pour moi, un vrai bon livre de cuisine doit être gros, rempli de photos et qu'on ne veut absolument pas salir. Celui-ci est grand, sa couverture est très épaisse, bien cartonnée et très jolie.
Ce qui m'a ensuite plu, c'est la présence d'un mode d'emploi, une page de présentation qui explique le design et les mises en pages utilisées pour chaque partie du livre. On apprend comment il "marche".
Le sommaire est clair, joli, il donne envie d'en savoir plus quant au contenu du livre. Les photographies associées nous font saliver.
Nous en apprenons davantage sur l'Atelier des chefs en lui-même, sur son fonctionnement et son existence.
J'ai été contente aussi de voir que cet ouvrage a un but et des objectifs précis. Ce ne sont pas seulement des recettes qui s'accumulent. Il a été édité pour "cultiver notre goût pour la cuisine", pour "que la cuisine redevienne un lieu de gaieté et de partage", mais surtout, pour "apprendre simplement". Ce livre est là pour nous apprendre des choses, c'est pourquoi il est divisé en deux parties : une consacrée aux techniques culinaires, et l'autre consacrée aux recettes, applications directes des techniques expliquées.

La partie technique est très intéressante. Tout est extrêmement détaillé et les photographies sont quasiment présentes à chaque étapes, "pas à pas". Nous apprenons ainsi à tailler les légumes en julienne, bâtonnets, brunoise, mirepoix, paysanne ou encore en biseau ; à ciseler, hacher les différents condiments, à préparer de nombreuses sauces classiques (béchamel, hollandaise, mayonnaise, pesto, vinaigrette...) ; à cuire les poissons, les viandes ; à faire des bouillons ; à fabriquer nos propres pâtes pour la pâtisserie, etc. Les exemples sont nombreux, je ne peux pas tous les citer ici, il faudra aller y jeter un coup d'oeil.

A la suite de ces techniques parfaitement bien expliquées, le livre nous propose une cinquantaine de recettes afin de les appliquer. Les photographies sont toujours au rendez-vous, et tout cela nous donne terriblement envie de nous mettre aux fourneaux.
Les photos sont de grande qualité et le papier aussi, il est très épais et glacé, un régal pour les yeux et les doigts.

Petit plus : les astuces à chaque technique pour encore plus se simplifier la vie.
Gros plus : cet ouvrage se place au coeur de la "réalité augmentée", concept qui décolle dans notre société actuelle. En fait, à chaque technique, à chaque recette, il est possible de "flasher" un "tags", ou "flash code" avec un smartphone pour avoir accès en direct à la vidéo correspondante. Et même sans smartphone, le lien est donné, il ne reste plus qu'à se rendre sur internet et le tour est joué.

Ouvrage délicieux rien qu'au regard, très riche, intéressant, qui nous apprend beaucoup de choses et simplifie la vie en cuisine. Interactif par ses liens et vidéos disponibles sur le net, il est très pratique et très parlant.
Je remercie donc Babelio et Hachette pour ce partenariat détonnant !


Demi lunes croustillantes


Ingrédients :
Pour 4 demi lunes :
- 1 pâte feuilletée
- 1 courgette
- 1 tranche de jambon blanc (ou deux de jambon cru)
- 1/2 poivron
- 2 morceaux de vache qui rit
- 1 jaune d'oeuf
- sel, poivre, etc.
Recette :

1. Préparer les courgettes : couper en petits morceaux, et faire revenir à la poêle.

2. Préparer le poivron : couper en petit morceaux et faire (ou non) revenir à la poêle avec les courgettes.

3. Saler, poivrer.

4. Découper la tranche de jambon en quatre et les deux morceaux de vache qui rit en petits morceaux.


5. Étaler la pâte, y découper 4 cercle (à l'aide d'un emporte pièce ou de n'importe quel bol). Les garnir avec toutes les préparations précédentes. Former les demi lunes et souder les bords avec les doigts et un peu d'eau.

6. Étaler du jaune d'oeuf sur la pâte feuilletée et enfourner pour 15-20 minutes au four, à 180°C.



La charrette bleue et Journal d'un homme simple


Titre La charrette bleue
Auteur : René Barjavel
Editions : Denoël
Parution : 1980

Ma note : ❤❤❤❤

Journal d'un homme simple : Titre
René Barjavel : Auteur 
Denoël : Editions
1982 : Parution


Ma note : ❤❤❤❤

J'ai décidé de ne faire qu'un seul et même article pour ces deux livres car ils se "suivent" en quelque sorte. Les deux sont des récits autobiographiques de l'auteur. Dans le premier, La charrette bleue, Barjavel nous raconte son enfance passée en partie pendant la première guerre mondiale. Nous découvrons l'histoire de son père, de sa mère, de ses cousins, cousines et de ses beaux-frères. Le petit René était un garçon attendrissant, toujours en quête d'aventures, de découvertes, et surtout de littérature. Il n'aimait pas l'école, mais  a beaucoup apprécié certains de ses enseignants. Les phrases, comme dans tous ses romans, coulent toute s seules. Ses idées sont claires, belles, intéressantes même s'il ne s'agit que de sa vie réelle, sans aucune trace de science fiction. Je porte désormais un regard complètement différent sur les boulangeries qui m'entourent. Même si ce n'est plus du tout la même époque dont il nous parle, on découvre les merveilles de l'arrière boutique de son père, on sent l'odeur du pain préparé à 5heures du matin. On joue, on observe avec le petit René les rues et paradis campagnards qui l'entourent... C'était une vraie bouffée d'air frais, malgré les évènements pas toujours très joyeux. Un énorme plaisir de découvrir l'enfance d'un de mes auteurs favoris.

Dans le second, Journal d'un homme simple,  Barjavel nous décrit sa vie dans les années 40, grâce à un journal qu'il tenait plus ou moins quotidiennement. Le récit est donc beaucoup moins romancé, beaucoup plus vraisemblable car daté et entrecoupé. Nous retrouvons quand même notre cher Barjavel, qui part dans des idées toutes plus simples les unes que les autres, mais si vraies. Il nous décrit longuement la manière avec laquelle il a vécut pendant la deuxième guerre mondiale cette fois. J'ai trouvé certains passages très longs. La vision de la guerre qu'il nous donne est étrange, quelque peu dérangeante, et pourtant, cela doit être celle qui touche le plus la vérité. Je me suis un peu perdue dans cet ouvrage. C'est la première fois que je suis déçue par un de ses petits bijoux, mais j'en suis quand même arrivée à bout. Et la fin remonte dans mon estime. Nous le retrouvons, s'interrogeant sur l'homme et la vie, sur sa manière de voir les choses et sur le besoin d'amour.  "Ne vous lamentez pas ; ne criez pas à l’injustice : rien ne peut-être définitivement vôtre, rien n'est stable, rien ne dure." (p.174) ou encore : "Apprendre aux hommes à regarder le ciel, au lieu de leur apprendre la haine." (p.122). La version que j'ai lue est une version complétée par Barjavel dans les années 80, il y a donc des ajouts à son journal qui sont très intéressants. Il est toujours plein d'humour et d'un naturel fou, d'une simplicité dans les mots. J'y ai appris que "caresser" ne prend qu'un "r", mais que cela aurait été plus beau qu'il en prenne deux, car on caresse avec deux mains.