mardi 6 novembre 2012

Vins : leçons de dégustation


Titre Vins : leçons de dégustation
Auteur : Emmanuel Delmas 

Editions : Editions de La Martinière
Parution : 2012


Ma note : ❤❤❤❤




C’est dans une période d’intéressement de plus en plus prononcé aux vins et à leur découverte, leur dégustation que je me suis lancée dans la lecture de ce livre attrayant.

Emmanuel Delmas est sommelier mais, en plus d’être professionnel, il est passionné par ce qu’il fait. Il nous le rappelle à chaque page et son enthousiasme, sa joie de partager, transparaissent dans chacune de ses descriptions. Cet homme souhaite nous aider, nous donner des pistes dans le dur art de la dégustation. Ce qui est bien, c’est qu’il ne se perd pas, et ne nous perd donc pas non plus. Il va droit au but, cible les choses les plus intéressantes. La découpe du livre est bien pensée, très claire et accessible. L’auteur essaye de nous donner un cours, comme si nous étions dans sa cave. Il nous délivre quelques clés, quelques secrets qu’il est important d’avoir en tête avant et surtout pendant la dégustation. Il découpe la dégustation en trois temps qu’il est intéressant de décortiquer un à un : la vue du vin, son odeur puis son goût. Chaque étape est primordiale. On ne se douterait pas un seul instant, en tant qu’amateur, de la grande quantité d’informations qu’un vin peut nous donner sans qu’on ne le sente ou le goûte.

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est le coté saveurs et descriptions d’arômes que l’auteur met en valeur. Il nous décrit simplement mais précisément ce qu’on est sensé ressentir en dégustant un vin en particulier. Il tente de nous apprendre à distinguer les arômes des fruits, des plantes, des minéraux ; à distinguer l’âge d’un vin à sa couleur puis à la puissance de son goût, de son acidité, etc.

Après les clés de la dégustation, il nous présente quelques uns des plus grands vins français en les classant par vins du nord et vins du sud. Le panorama semble complet. Il nous fait voyager avec énormément de légèreté dans les régions viticoles de notre pays.

Un autre point positif et très important, ce sont les photographies qui sont omniprésentes dans le livre. En plus d’être magnifiques, elles correspondent à chaque fois au texte qui les accompagne. Leur nombre est parfaitement dosé. Elles ne prennent pas le dessus sur le texte.

Mais ce n’est pas pour toutes ces raisons citées que je dirais que ce livre est destiné à ceux qui « n’y connaissent vraiment rien ». En effet, j’ai trouvé un léger manque de définition des termes les plus classiques, par exemple « cépage ». N’ayant jamais compris à quoi correspondait ce mot dans le jargon des connaisseurs de vin, je m’attendais à ce que ce livre m’éclaire sur sa signification. Je m’en suis faite une idée un peu plus précise, bien sûr, mais rien de tout à fait concret. J’ai également trouvé une spécification des détails importante, surtout en termes de description des sols de vignes ou des climats par régions.

Je pense qu’il est nécessaire et fondamental de partir à la découverte de tous ces vins en réalité pour pouvoir, en temps voulu, redécouvrir les descriptions d’Emmanuel Delmas et comparer avec nos propres sensations.

C’était une très belle découverte qui me conforte dans l’idée et l’envie d’en connaître encore davantage sur le vin en général et ses multiples secrets.
Merci à Babelio pour ce livre.

mardi 30 octobre 2012

Nouveau blog spécial cuisine

Nouveau blog, nouvelle adresse : C'est-marque-servez-vous !!
Petite aventure culinaire avec un ami.

Je n'abandonne pas ce blog, mais j'ai une période un peu creuse en terme de critique littéraire.

dimanche 8 juillet 2012

Muffins aux Lions


Ingrédients :

Pour 12 muffins environ :
- 175 g de farine
- 60 g de sucre blanc
- 60 g de sucre roux
- 100 g d’huile
- 50 g de crème fraîche
- 2 œufs
- ½ sachet de levure chimique
- 6 barres de mini Lions

Recette :

1. Mélanger les oeufs dans le sucre blanc et le sucre roux.

2. Ajouter l'huile et la crème

3.  Puis la farine et la levure

4. Dernière étape : couper les barres Lions en petits morceaux et les incorporer à la pâte

5. Placer dans des moules à muffins et cuire pendant  20 minutes à 180°C


Recette prise sur ce blog

Le Trône de Fer, tome 1


Titre Le Trône de Fer, tome 1
Auteur : Georges R.R Martin 

Editions : Pygmalion
Parution : 1999


Ma note : ❤❤❤❤



Le Trône de Fer, tome 1, a été une lecture assez difficile pour moi dans le sens où je ne me suis pas du tout plu dans cet univers. Je n’ai pas réussi à pénétrer à travers les descriptions de ce monde, de ces personnages et de ces histoires.

Tout d’abord, j’ai été complètement perdue à cause de la multitude et de la complexité des noms, prénoms et titres des personnages ! Mais je pense que cela est dû à mon manque de motivation principalement. Ce qui me fait dire ca c’est que je me rappelle des gens me dire qu’ils n’avaient pas réussi à lire Le Seigneur des Anneaux à cause de tous les noms des personnages ! Alors que dans ce livre, cela ne m’avait pas du tout gêné. Du coup, je comprends ce qu’ils ont pu ressentir.

De plus, mis à part leurs noms, je me suis attachée à trop peu de personnage. Je trouve que, malgré la longueur du livre, je n’ai pas eu le temps de les connaître assez. Je n’ai vraiment apprécié qu’une personne, celle d’Arya. Les autres sont trop peu approfondis. J’ai l’impression de les avoir survolés.

En dehors des personnages, j’ai trouvé l’intrigue pas assez prenante, trop longue. Certaines descriptions sont peu habiles, on pourrait s’en passer. La trame de l’histoire est beaucoup trop découpée à mon goût (là encore, je sais que certaines personnes raffolent de ce genre de découpage, donc bon…). Je n’ai pas aimé cette alternance de chapitres au cours desquels on suit les personnages un à un.

J’ai commencé à trouver ce livre agréable une fois les 300 pages atteintes, mais je trouve ca un peu long pour décoller, et j’ai quand même été terriblement déçue par la fin que je trouve bien trop prévisible. J’ai détesté toute la partie « ascension » finale. Je n’ai pas du tout réussi à m’imaginer les choses, et ca me dérange beaucoup quand je ne parviens pas à mettre des images sur des mots.  Je n’ai pas été sensible à la forme d’humour qu’utilise l’auteur ni à sa plume malheureusement.

Je pense donc que je vais arrêter cette aventure au tome 1, malgré l’engouement qu’elle procure chez beaucoup de monde. Je préfère réserver mon temps à tous ces autres bijoux qui m’attendent.


lundi 25 juin 2012

Cheesecake au chocolat blanc, banane et sauce carambar

Attention : prévoir de le faire en avance (48 heures environ), c'est meilleur.
Recette inspirée de ce blog

Ingrédients :
Pour la base biscuitée :
- 150 g de speculos
- 50 g de beurre

Pour la garniture :
- 500 g fromage blanc
- 200 g de Philadelphia
- 2 œufs
- 100 gr de chocolat blanc
- 2 cuillères à soupe de sucre roux

Pour la décoration :
- 3-4 bananes
-  150 g de carambar
- 20 cl de crème liquide

Recette :

1. Mixez les spéculos et incorporer le beurre. Préparer la pâte comme pour un crumble (= y mettre les doigts)
2. Dans un moule à charnière, étaler la pâte obtenue sur toute la surface (essayer même de remonter un peu sur les bords.

3. Faire fondre le chocolat
4. Y ajouter tous les autres ingrédients

5. Verser la préparation obtenue sur la base biscuitée
6. Enfourner à 160° pendant 1 heure, puis laisser le refroidir dans le four. Enfin, mettez le au frigo pendant 48 heures.

Le moment venu de dévorer le tout :

7. Faire fondre les carambars dans la crème dans une casserole, à feu doux (cela ne prend pas plus de 5 minutes)
8. Découper les bananes en rondelles et les disposer sur les parts.
9. Arroser de crème carambar.

Histoires d'amour

Titre : Histoires d'amour
Auteur : Collectif

Editions : Sombres Rets
Parution : 2012


Ma note : ❤❤❤❤




L’anthologie Histoires d’Amour est en effet une bien belle aventure ! Elle ne contient pas moins de vingt trois nouvelles dont le thème principal est le sentiment si terrible et si humain qu’est l’amour. La préface d’Elie Darco nous plonge directement dans le bain avec un petit historique des romans d’amour. La découpe du recueil est intéressante. En effet, les nouvelles sont divisées en quatre temps : La recherche de l’amour, Le temps d’aimer, L’amour fou et Le don d’amour. J’ai trouvé ce choix cohérent à chaque étape.

Au fur et à mesure de ma lecture, un adjectif m’est venu en tête : surprenant ! Comme à chaque fois, n’étant pas amatrice de nouvelles, j’oublie leur magie, leur chute et leur sens. Les nouvelles sont en réalité envoûtantes car chacune est particulière et trouve sa place. Le recueil se lit tout seul, les pages défilent et les différents personnages vivent sous nos yeux.

Bien sûr, j’ai adoré quelques nouvelles, préféré d’autres et pas du tout aimé certaines. Celles que je n’ai pas aimées, telles que Norma (trop bizarre), Colloque Sentimental (style trop saccadé, difficile à suivre) et Sous un soleil immense (trop science-fiction, spirituel à mon goût), sont en fait celles que je n’ai pas bien comprises (surtout Colloque sentimental !). Il y a quelques personnages auxquels nous nous attachons très rapidement, dont nous aimerions en savoir davantage et ne pas quitter si rapidement… C’est le cas de Colette et Paul, dans L’Encadreuse, ou de Franck et Fausta dans Le sourire de Fausta. Ils ont un caractère très particulier que l’auteur arrive à dépeindre en peu de mots. C’est cela qui me fascine, pouvoir apprécier et suivre un personnage en si peu de pages, comme s’ils évoluaient dans un vrai roman. Les auteurs sont très forts.

L’une de mes préférées est Quatre saisons avant la pluie dans laquelle un homme apprend qu’il va mourir et décide de revoir chacune des femmes qu’il a aimée dans sa vie. Chaque rencontre ramène leurs souvenirs passés ensemble. Les sentiments se bousculent et les odeurs sont magnifiées avec les descriptions. On s’y croit, on revit les aventures amoureuses à leurs côtés, on les sent. Par contre, je n’ai pas compris la fin…
Le sourire de Fausta était une nouvelle très belle, très douce et sensuelle. Beaucoup d’émotions dans les mots. Un vrai plaisir à lire.
Une autre m'a beaucoup marquée par sa chute (que je ne vais donc pas dévoiler) : La fille de l'air. Elle m'a totalement séduite, puis surprise, puis dégoutée, puis troublée. Bref, tout un tas de sentiments qui décoiffent !

C’était de très bons moments passés en compagnie de ces vingt trois auteurs. Je prends en note certains de ces noms pour pouvoir voir ce qu’ils ont fait d’autre à côté, car ils m’ont vraiment captivée. Ce livre, en plus de nous divertir, peut nous toucher profondément, il nous fait nous poser de nombreuses questions sur la vie, mais surtout sur l’amour, la vie de couple et le bonheur de vivre à deux. J’en redemande.


Lu dans le cadre d'un partenariat sur A&M

L'ère des phalanstères

Titre L'ère des phalanstères
Auteur : Gil Braltard

Editions : Céléphaïs
Parution : 2012



Ma note : ❤❤❤❤

Quatrième de couverture :

Gaïa, malgré notre bassesse et notre malfaisance, a eu pitié de nous. Des terres que nous avions rendues stériles, Elle a fait surgir de resplendissantes fleurs. Elle nous a envoyé ses messagers, les prophètes Ubik et Florem et leur armée de serviteurs qui nous ont aidés à construire les phalanstères, ces arches de paix et de liberté où nous sommes choyés comme des princes. Oui, en vérité je vous le dis, par saint Joseph-Proudhon, saint Charles-Fourier, saint James-Lovelock et tous les autres saints de la Floraison, il n'est pire pécheur que celui qui tourne le dos à notre Bonne Mère.
Gaïa a instillé la Peur en nous pour qu'elle nous détourne de l'Extérieur. La Peur est un mal nécessaire. Elle nous rappelle à tout moment que la liberté physique est une illusion. Que représente en effet cette insignifiante liberté en comparaison de celle de projeter notre esprit où nous le désirons ?

En pensées seulement tu voyageras. Le rêve rend libre, mes chers frères et sœurs, n'oubliez jamais cette sainte maxime, le rêve rend libre.

Mon avis :

L’ère des phalanstères… Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé le nom (ou le pseudonyme, je ne sais pas trop) de l’auteur : Gil Braltard. Cela fait très détroit, j’aime et je retiendrai facilement. Pour ce qui est du titre, je l’ai trouvé mystérieux, attirant et j’ai été charmée par la couverture, chose plutôt rare. Elle est très jolie et on la comprend encore mieux une fois qu’on a fini la lecture, qu’on ferme le livre et qu’on l’observe longuement, le temps de se dire : waouh… sacrée aventure.

En bref, j’ai énormément apprécié cette lecture. C’est un roman de science-fiction agréablement surprenant. Très prenant. L’écriture est douce, elle coule toute seule et fait des fantaisies de la SF une superbe aventure forte en émotions. L’intrigue est là, pesante, intrigante, elle nous tient en haleine et nous empêche de reposer le livre avant d’en lire un chapitre en plus, puis un autre et encore un autre… Il est complexe en matière d’évolutions techniques mais les descriptions n’ont aucune lourdeur et sont, finalement, dépourvues de complexité. Tout est facilement compréhensible et c’est, à mon avis, ce qui rend un roman de SF mieux abordable.

Le roman est construit sur une alternance de chapitres pour créer un parallèle entre deux « mondes », enfin, c’est ce que nous comprenons une fois le nombre de pages déjà bien écoulé. Nous avons donc à faire à deux aventures, différents personnages, et nous n’attendons qu’une chose : que les deux mondes se découvrent et se rejoignent.

Les personnages sont extrêmement attachants, comme dans tout bon roman. J’ai tout de suite adoré Watson, un major DOM (une sorte de robot amélioré) au service d’un des personnages principaux. Il m’a fait beaucoup rire avec son caractère et ses répliques cinglantes pleines de rimes. Très amusant et très imposant en même temps. On sent que ce sera un personnage important !

J’ai réussi à me créer un autre monde dans ma tête grâce à la plume de l’auteur. Il m’a littéralement transportée vers un monde futuriste, certes, mais pas si insensé que cela ! C’est d’ailleurs en ce sens que ce roman m’a marquée : il ouvre sur de lourdes réflexions quant à l’avenir de notre propre planète et de l’humanité toute entière.

A certains moments, je me suis surprise à penser que cette aventure était peut-être digne d’une aventure de Barjavel, en tout cas dans le fond, pas du tout dans la forme.

En essayant d’être concise, je dirais que c’est une très belle aventure, le thème est envoûtant, les personnages sont sympathiques et ont un caractère touchant. Le livre est plein d’humour et en même temps de gravité. Je pense qu’il pourrait faire un super scénario pour un film.

Merci aux éditions Céléphaïs et au forum !

Lu dans le cadre d'un partenariat sur A&M